« Le véritable combat pour le maintien et l’épanouissement de l’enseignement postsecondaire dans la Péninsule acadienne débute effectivement en 1960, alors que le Couvent Jésus-Marie de Shippagan, fondé en 1948 par les Religieuses de Jésus-Marie, devient le Collège Jésus-Marie. Les années 1960 et 1970 sont empreintes d’efforts incessants des RJM et de notables communautaires pour préserver les acquis encore fragiles de ce jeune campus. En fait, même après la décision du gouvernement du Nouveau-Brunswick de maintenir un campus à Shippagan, le processus d’intégration au réseau de l’Université de Moncton allait lui aussi exiger des efforts paraissant alors sans lendemain. Grâce à une collaboration de tous les instants entre les RJM, les administrateurs laïques et les communautés francophones du nord-est du Nouveau-Brunswick, le campus de Shippagan de l’Université de Moncton sera ensuite en mesure de connaître un développement continu de 1980 à 2010. » 

Groupe de recherche en patrimoine religieux de l’UMCS 

Nicolas Landry est originaire de la Péninsule acadienne dans le nord-est du Nouveau-Brunswick. Après avoir obtenu son baccalauréat et sa maîtrise de l’Université de Moncton, il a terminé son doctorat en histoire à l’Université Laval de Québec en 1989. Il a ensuite travaillé à titre d’archiviste de l’Université Sainte-Anne de Pointe-de-l’Église en Nouvelle-Écosse et aux Archives nationales du Canada à Ottawa. À partir de 1991, il est engagé à l’Université de Moncton, campus de Shippagan, d’abord comme doyen des études (1991-1995), puis comme professeur d’histoire. Ses travaux portent principalement sur l’histoire des francophones du Canada atlantique. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont Éléments d’histoire des pêches : la Péninsule acadienne du Nouveau-Brunswick, 1890-1950, qui lui a valu le prix Champlain 2007, et Plaisance, Terre-Neuve 1650-1713, Une colonie française en Amérique, publié en 2008.