Description
Un tango de mots danse en son for intérieur : ces dits-mots, phrases en gestation, montent en elle comme l’effluve d’une fontaine. Ils l’animent, l’enivrent, lui procurent une allégresse, un délire presque.
Le stylo, à l’aide du ruissellement de l’encre, se met de la partie. Il s’applique à former des lettres, des syllabes juxtaposées les unes aux autres, pour enfin laisser choir le tout sur papier.
C’est une farandole rythmée où son coeur d’enfant s’en donne à coeur joie. Sa muse lui propose la liberté : « Ouvre tes ailes et envole-toi, lui chuchote-t-elle. Permets-toi d’écouter, d’entendre et de transcrire. »
Les images, les sons, les couleurs se fusionnent les uns aux autres pour créer des tableaux sur l’écran géant de son imaginaire. Elle s’y abandonne, goûte aux délices de cette frénésie. Les vannes de son coeur sont ouvertes. C’est avec douceur qu’elle vous livre les bienfaits de sa récolte intérieure.
À propos de l’auteure
Deuxième d’une famille de huit enfants, Luce se pointe le bout du nez le premier janvier 1949, à Dalhousie, au Nouveau-Brunswick. C’est à l’âge de cinq ans qu’elle entreprend sa première année à l’école Notre-Dame-du-Sacré-Coeur pour ensuite commencer des leçons de piano quelques mois plus tard et en poursuivre jusqu’à la fin de sa douzième année.
Un baccalauréat ès arts obtenu au Collège de Bathurst en 1970, suivi de cours d’été, lui permet à l’époque de trouver un emploi en enseignement. C’est dans quatre provinces du pays qu’elle s’exerce comme enseignante. Elle subit, malheureusement, un épuisement physique et émotionnel causé par le stress au travail. Elle quitte alors l’enseignement pour emprunter d’autres voies. En pratiquant la méditation, elle découvre l’importance de l’écoute où s’ensuivent bien des projets issus de sa créativité. Elle est inspirée à écrire, développe et anime des sessions de « journal créatif », devient habile à créer et à monter des décors de grandes salles, et présente ses tableaux dans des galeries d’art.
Pendant six ans, elle se rend à l’hôpital une fois par semaine pour chanter et s’accompagner au piano, encourageant les patients en gériatrie à se joindre à elle. Elle fait de même aux soins palliatifs, où de sa voix, elle berce et enveloppe les patients de douceur. Elle a aussi le privilège de s’asseoir auprès d’eux dans le silence, les accompagnant jusqu’au dernier souffle.
Après mûre réflexion, il lui semble qu’elle avait été préparée, initiée même, pour vivre les nombreuses expériences qui se sont présentées le long de son parcours de vie. Elle n’a que de la reconnaissance pour tout ce qui lui a été offert !
