Nouvellement retraitée. Odette Castonguay est retournée au Québec après 24 années passées au Nouveau-Brunswick. Elle vit maintenant à Peribonka, au Lac-Saint-Jean.

Cette journaliste et réviseure linguistique a conservé le goût de l’écriture et l’utilise pour raconter des faits vécus par des propriétaires d’animaux d’exception. C’est ainsi qu’elle nous offre son deuxième recueil d’anecdotes sur des bêtes remarquables glanées aux quatre coins du Québec et du Nouveau-Brunswick.

En 1999, son article Saint-Jean, ville surprenante, bercée par la baie de Fundy a été retenu par le ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick et est paru dans le matériel d’évaluation Équinoxe. En 2007, elle recevait le Prix France-Acadie pour la biographie d’un chanteur acadien, et en 2010 elle lançait son premier tome Pour l’amour des animaux.

Son amour des mots, sa compassion pour nos compagnons à quatre pattes lui font créer des textes remplis d’émotions. Son premier livre a charmé des milliers de lecteurs en Acadie.

Le 18 décembre 2014 vers 18 h 30, je revenais du bureau. Je suis courtier immobilier. J’étais accompagné comme toujours de ma chienne Louna. Sur le pont de l’île Maligne, par distraction, je me suis approché un peu trop près d’une camionnette. Je connaissais le personnage, car j’avais fait affaire avec lui et j’avais eu des problèmes. Il semble qu’il m’en voulait encore, car il est tombé dans une rage folle. Cet homme a la réputation d’être un violent.

Je me suis rendu chez moi, j’ai rentré l’auto dans le garage et quand j’en suis ressorti, le camion que j’avais malencontreusement collé était dans ma cour. L’homme se dirigeait vers moi en me disant que j’allais en manger toute une (je vous fais grâce des jurons…). Je ne pouvais rien faire, le gars mesure 1.88 mètre et pèse plus de 104 kg. J’ai 70 ans, je mesure 1.7 mètre et pèse 68 kg tout mouillé; comprenez que je ne faisais pas le poids! De toute façon, après sa présentation, je ne me souviens de rien. Je me suis évanoui et la brute m’a laissé pour mort dans ma cour.

Tranquillement, je suis revenu à moi. Louna, une patte sur ma poitrine, me léchait frénétiquement le visage et me poussait la tête de son nez; elle hurlait. Ses oreilles rabattues en arrière montraient son inquiétude.